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janvier
2010
4
  2010, année de la solidarité
Bilan et perspectives

Une crise de dimension internationale a éclaté en 2008. Si le système bancaire et monétaire a survécu et fonctionne à nouveau, ses conséquences sur l’économie réelle et sur le plan social sont toujours aussi préoccupantes. D’autant plus que la leçon ne semble pas avoir été tirée des causes de cette grave crise, alimentée, notamment par la spéculation financière et le dogme de l’économie "ultralibérale" laissant peu de place à la régulation du marché. Fort heureusement, le système social à la française, avec ses "services publics", son régime de protection sociale et de santé, ont permis d’atténuer en partie le choc subi par nos concitoyens, même si ce système subit lui aussi des remises en cause inacceptables, telles que la suppression ou la concentration de certains services publics, dégradation des moyens d’action des collectivités locales…

Il importe, donc, que cette crise économique et financière soit une occasion de repenser nos modes de production, de mieux les adapter aussi aux exigences majeures de l’enjeu environnemental et climatique et d’apporter les correctifs indispensables aux logiques purement financières qui oublient les préoccupations humaines et sociales.

Chez nous, en 2009, l’Ardèche aura connu de nombreux plans sociaux, des vagues de licenciements et une forte hausse du taux de chômage, comme au plan national. Cette situation est d’autant plus regrettable que ce sont les personnes en situation déjà précaire, les jeunes, les familles, les femmes isolées, mais aussi toutes nos PMI/PME qui sont fortement touchées.

D’Annonay à Saint-Agrève, en passant par Quintenas, tout le territoire industriel du Nord Ardèche aura souffert de la "pandémie" économique. Grâce à la mobilisation des acteurs sociaux et des élus locaux, des dispositifs nationaux mais aussi régionaux et départementaux efficaces sont mis en œuvre afin de mieux accompagner les salariés licenciés et de soutenir, dans la mesure des possibilités réglementaires, les secteurs économiques touchés.

Présent aux côtés des salariés de l’entreprise SIMMONS, à Flaviac, depuis l’annonce brutale de la fermeture du site, j’ai ainsi tenu à les soutenir dans leurs revendications afin que le plan social et de reconversion du site réponde mieux aux attentes et à la situation économique et familiale de chacun des employés. Sur Privas même, l’attention doit être apportée à l’évolution de la situation de certaines entreprises, comme Bostik ou CEV, également confrontées à des difficultés conjoncturelles, je l’espère.

2010 doit également permettre de prendre la mesure des problèmes que rencontrent les agriculteurs. En effet en 2009, ceux d’entre eux qui exercent encore dans les filières laitières, viticoles, fruits et légumes et de l’élevage auront vu leurs revenus diminuer fortement. Le Gouvernement doit donc proposer des solutions d’urgence mais également pérennes de sortie de crise, indispensables à la survie de nombreuses exploitations. C’est pourquoi j’ai, notamment, cosigné une proposition de résolution du Sénateur drômois, Didier Guillaume, demandant la création d’une commission d’enquête afin de faire toute la lumière sur les mécanismes de fixation des prix agricoles par rapport aux "grandes surfaces", en particulier.

Globalement, au regard du constat qui peut être fait en cette fin d’année 2009, 2010 devra, plus que jamais, être celle de la solidarité. Sur Privas, c’est par notre politique "sociale" portée par le CCAS et le soutien de la municipalité aux associations œuvrant en faveur des personnes en difficulté, que nous continuerons à apporter des réponses à celles-ci. Mais cela implique aussi la mobilisation des autres partenaires publics (Etat, Département, Caisse d’Allocations Familiales, etc) et le maintien des services publics à la disposition de tous.





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