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décembre
2009
15
  Pourquoi envisager de supprimer la seule Maison d'Arrêt en Ardèche ?
Je suis déçu de la réponse évasive du Gouvernement à mon interrogation sur le devenir de la Maison d'Arrêt ardéchoise

Ce mardi 15 décembre, j’ai interrogé au Sénat Eric Besson, Ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire (qui représentait la Garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie) sur le devenir de la Maison d’Arrêt de Privas.

J’ai souhaité qu’on m’explique pourquoi « l’Administration pénitentiaire projetait de supprimer un établissement à visage humain souvent qualifié "d’exemplaire" par les différents acteurs du monde judiciaire ?  ». J’ai ainsi souligné les résultats largement encourageants des différentes actions de prévention contre les dépendances, la qualité du suivi psychologique des détenus, ainsi que les nombreux partenariats que la Maison d’Arrêt a su bâtir dans le bassin de vie privadois « avec les principaux établissements publics de santé (l’hôpital général et l’hôpital psychiatrique), ainsi que le Théâtre de la Ville » ou, encore, avec «  les acteurs locaux du BTP ».

Par ailleurs, inquiet des répercussions que ce projet pourrait avoir sur la vitalité des services publics et le niveau de l’emploi en Ardèche, et sur le bassin de vie de Privas en particulier, j’ai tenu à souligner qu’« en fermant cette prison, l’Etat enlèverait 35 postes de fonctionnaire et près d’une centaine d’emplois induits, sans compter la trentaine de familles qui quitterait le territoire ardéchois ». Citant Victor Hugo (« celui qui ouvre une école, ferme une prison »), j’ai souhaité pointer du doigt le fait qu’en Ardèche, comme dans de nombreux départements ruraux, « on menace de fermeture écoles et prison ».

Après avoir pris connaissance de la réponse du Ministre, j’ai expliqué que je ne pouvais me satisfaire d’une telle réponse, estimant que l’Ardèche avait besoin de l’assurance du Ministre quant au maintien effectif et définitif de la Maison d’Arrêt privadoise.

Je me félicite, cependant, de l’engagement du Gouvernement de procéder à un examen très attentif de la situation de la Maison d’Arrêt de Privas et de sa promesse que la décision finale ne serait pas prise sans concertation avec les différents acteurs concernés (cadres et représentants des agents de la pénitentiaire, élus locaux, etc.).

Soulignant à la fois la qualité et les difficultés du travail des personnels de l’Administration pénitentiaire ainsi que les conditions de détention souvent indignes, j’ai rappelé tout l’intérêt qu’offraient les Maisons d’Arrêts de petite taille, comme celle de Privas, en matière d’encadrement et de préparation à la réinsertion des détenus.

Déçu de la réponse évasive du Gouvernement mais désireux de conserver un service public pénitentiaire en Ardèche, je resterai vigilant et en contact permanent avec les acteurs locaux et ministériels de l’Administration pénitentiaire afin de pérenniser l’implantation de ses services en Ardèche et de conserver un service public de proximité, à taille humaine et de qualité.


Vous pourrez trouver, au format PDF, une copie de ma question orale du 15 décembre au Sénat.

PDF - 174.8 ko
Question - fermeture prison




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